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Ce voyage inoubliable au Canada

Ce voyage inoubliable au Canada

Distinct/ Tome 2

Ce voyage inoubliable au Canada

« Tant de fois, avions-nous désiré débarquer sur le Territoire de la Grande Amérique en vain, en présence d’une puissance épidémique qui se manifestait telle une gifle sur notre visage d’homme ne pouvant pas l’être plus force de voyager et de combattre la mort et toutes les tempêtes avec pour seule arme notre courage et notre foi en Dieu…

 

Des milliers d’hommes de l’équipage avaient disparus sous la « Dame de Guerre »… que nous nous soyons présentés au Nord ou au Sud de ce Continent Indien ne nous laissant le temps à chaque reprise que de prendre quelques indigènes pour les ramener sur le Territoire de la France… dont notre monarchie ne pouvait s’empêcher d’observer durant des heures interminables… pour évaluer… m’avait-on expliqué… leur pouvoir d’entrer au Paradis…

 

C’était un Vendredi, saint que j’ose dire, lorsque nous débarquions enfin, tranquillement, dans ce Québec avant de traverser tout le Haut et le Bas Canada avec des milliers d’hommes…

 

Quelle magnifique « Vierge »… À la belle étoile, là, tu veux mourir…

 

Jamais, nous avons aussi vu nos chevaux aussi fous de joie… Bête royale par sa démarche et son potentiel que nous amenions encore pour nous nourrir lorsque nous ne les relâchions pas près des rives… alors que d’autres rendaient l’âme… de volonté… ou je ne sais trop pour quelle autre raison…

 

En quelques mois, toutes les filles de joie d’Europe y débarquant avec curés de joie… avant que des tries loufoques et de magistrature soient pour que les handicapés y débarquent avant tous… Peut-être voulaient-on nourrir les loups?

 

Bref, j’avais fait la Carte de toute l’Asie seul, de toute l’Europe avec Vasquo de Gama, de toute l’Océanie avec Enrico Guetérez, tandis que l’Afrique avait été faite par un certain Jonathan d’Allemagne dont on ne retrouva jamais la trace, et j’étais désormais là… concluant la Face sacrée de notre très chère Terre animale plus que végétale, me plaisais-je à dire… vue l’immensité des bêtises humaines qui n’allaient pas s’arrêter…

 

Le Québec étant mon point de départ pour ce sacré Continent où vivaient des hommes à toute épreuve sauf venant de France…

 

Un mot d’Ordre était émis: « Nul ne pouvant toucher une femme indigène sous risque de ne plus quitter ce sol Territorial sans Nom officiel à part de « Sauvageau »…

 

Un an plus tard, il était baptisé Canada royal de France… dont la frontière s’arrêtait où se trouvait le peuple de « Lascaux » alors que le Portugal sous autorité britannique allait occuper le reste… avant que Vasquo de Gama ne commette l’irréparable… pour lui avoir refusé de s’unir à une fille « royale » de la tribu de « Chen »… s’exprimant dans sa langue comme dans la mienne… ne pouvant pas plus se distinguer…

 

J’ai vu toutes les querelles de Clocher au Canada… des filles que l’on refusait de marier pour mieux leur prendre leur enfant… des hommes dans la même situation… alors que d’autres acceptaient de les unir… comme disait-on… Dieu et le diable l’étaient tout autant…

 

À 40 ans, je mis le pied sur le sol canadien… à 70 ans, j’y rendais l’âme… après avoir engrossé une multitude de filles toutes aussi aventureuses que je ne l’avais été… entre chacun de mes arrêts…

 

Près d’une décennie plus tard, on remettait mon vieux corps à l’eau… tuant presque la moitié de la population française… Décision royale!

 

La Quête de l’Amérique fut une chose mais celle de l’Europe aussi… et que dire de celle de l’Asie et de l’Océanie…

 

Les Conquérants sont les dieux de la mer… Tu ne remets jamais un mort à l’eau avec ses vêtements dans lesquels il a trouvé la fin à bord du navire mais avec ceux d’un vivant qui l’honore en portant les siens durant le reste du voyage…

 

Nous avons voyagé avec tous les types d’individus… les curés de belles paroles préférant mourir que d’affronter un Déluge… les criminels les plus fous et les plus endurcis préférant te tuer que de devoir débarquer où que cela soit sur terre tellement ils sont désillusionnés… les princes… cherchant Dieu sans cesse… et à l’occasion… nos fils…

 

Mon frère à jamais… Samuel de Champlain… débarquant plus ou moins à Québec, dans ce qui alla devenir ensuite la Nouvelle France, au même âge que le mien… pour que soient écoles… routes… Maison du maire… tribunaux… et « Jardin d’Éden »…

 

Je fus son Platon et lui mon Aristote…

 

Vive le Canada… Vive le Québec… Vive la France…

 

Bonne Célébration »

 

Jacques Cartier

 

Ce voyage inoubliable au Québec

«  J’ai vu et goûté la première fois le Québec-Canada-francophone de l’accent actuel de la Gaspésie-Marseille comme toutes les premières fois… j’ai eu peur… j’ai eu chaud… avant de me laisser aller…

 

Dieu que fait bien les choses…

 

Tu débarques sur une Terre vierge pour y entendre ta langue… Quel Signe…

 

Quoi dire… Tout était à faire… rien à détruire… tout à aimer… rien à maudire… même les mouches avaient l’air des hirondelles…

 

L’église avait été clair… aucun instrument de musique avant 25 ans… donc on jouait de la… Cuillère…

 

La prière était le Vendredi… encore endormis le curé nous réveillait avec sa lecture de la bible qu’il faisait à voix haute de 7 à 9 heures le matin…

 

Comment veux-tu ne pas te sentir au Paradis…

 

Les femmes accouchant au grand air… Ah que la vie est bonne…

 

Nul n’étant pécheur de même au « Jardin d’Éden » comme à l’Extérieur… en dedans, c’est le diable qui te tente… en dehors… c’est soit la femme soit le curé… car qu’on se le dise… l’Indigène ne tente personne… pas même son âme…

 

J’ai péché, j’ai péché, oh que j’ai péché… mais un homme ne pèche point dans la face de son curé qui lui sourit… Donc, je n’ai point péché…

 

Bref, les femmes étaient envoûtantes…

 

On s’entendra pour dire que la première chose à faire en débarquant sur un sol en voie d’être puissant c’est d’y planter son drapeau… et voilà la Fleur de Lys… qui y est toujours… ensuite c’est le drapeau blanc… pour dire: « Défense d’y faire la Guerre »…

 

Quelle sainte Guerre veux-tu bien faire contre un Français à qui Dieu a permis de voir le Monde mieux que tous…

 

On était beaux, on était fiers, mais rappelons-nous que la Fierté est de mauvais augure… donc on a dit longtemps qu’il n’y avait absolument rien à y voir… à part des chameaux…

 

J’ai fêté, j’ai fêté, que j’ai fêté… Il faut bien célébrer une telle Découverte et tout ce qui allait en naître…

 

J’ai dormi, j’ai dormi, Ciel que j’ai dormi… Les plus beaux rêves, je les ai eus là…

 

Donc, il y a eu une église Samuel de Champlain, la Route Principale Samuel de Champlain, la Prison Samuel de Champlain et… ma tombe sans mon corps…

 

Ma tendre épouse me rejoignant trois ans plus tard sur le sol québécois-français… morte de peur… son corps gagnant les eaux à son décès…

 

Bref, j’ai tout vu à part l’Île- sainte- Hélène…

 

Nous avons donc fêté le Québec en faisant un grand feu de joie… devant la Maison de la mairie… et le Can-an-da en faisant de même devant le Tribunal de Dieu…

 

Comment ne pas s’attirer le mépris… on était Innocents… mais plus aujourd’hui…

 

 

Bonne Saint-Jean à tous les Qué-bé-Cois et les Què-bè-Quoise… »

 

Samuel De Champlain